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Ô P'tit Môme

Parent disant au revoir à son enfant à l'entrée de la crèche le matin
Ô P'tits Conseils

Séparation en crèche : un cap aussi pour les parents

Chaque rentrée, on parle beaucoup de l’adaptation de l’enfant à la crèche : son rythme, ses repères, sa sécurité affective. Mais il y a une autre adaptation, tout aussi réelle, dont on parle moins : la vôtre. Confier son enfant pour la première fois, reprendre le travail, retrouver un rythme professionnel après un congé parental… c’est un cap émotionnel à part entière pour les parents.

Pourquoi cette étape est parfois plus difficile pour vous que pour votre enfant

Il n’est pas rare qu’un enfant, une fois rassuré par les rituels de la crèche, s’adapte finalement plus vite que ses parents ne l’auraient imaginé. Du côté des parents, en revanche, se mêlent souvent la culpabilité de « laisser » son enfant, l’appréhension de la reprise du travail, et le sentiment de perdre un peu la main sur son quotidien. Ces émotions sont normales et partagées par la grande majorité des familles : elles ne disent rien de votre capacité à être un bon parent, elles disent simplement que ce moment compte pour vous.

Construire une relation de confiance avec l’équipe de la crèche

La confiance se construit par les échanges, pas seulement par le temps qui passe. N’hésitez pas à partager avec l’équipe les habitudes de votre enfant, ses petites manies, ce qui le rassure ou l’inquiète : plus les professionnel.le.s en savent, plus ils peuvent l’accompagner comme vous le feriez vous-même. À l’inverse, autorisez-vous à poser des questions, à demander des nouvelles en cours de journée pendant la période d’adaptation, et à faire confiance aux transmissions du soir : elles sont là pour vous rassurer autant que pour vous informer.

Les petits rituels qui apaisent la séparation

  • Un objet transitionnel (doudou, tétine, un tissu qui porte votre odeur) qui fait le lien entre la maison et la crèche.
  • Un rituel de dépôt court et toujours identique : un mot, un geste, un « au revoir » que votre enfant reconnaît, plutôt qu’un départ furtif ou, à l’inverse, très prolongé.
  • La régularité des horaires, autant que possible, les premières semaines : elle aide autant l’enfant que le parent à trouver ses marques.
  • Le droit de vivre ses propres émotions une fois la porte de la crèche passée, sans se les reprocher.

Concilier reprise du travail et sérénité au quotidien

Quand c’est possible, anticiper la reprise du travail de quelques jours par rapport au début de l’accueil en crèche permet de ne pas cumuler deux sources de stress le même matin. Parlez-en aussi à votre employeur : certaines entreprises acceptent volontiers un temps partiel progressif ou des horaires aménagés le temps de la période d’intégration. Et si une journée est plus difficile qu’une autre, rappelez-vous qu’elle ne présage en rien des suivantes : l’adaptation avance rarement en ligne droite, pour l’enfant comme pour vous.

Ce qu’il faut retenir

Cette période est transitoire. Dans quelques semaines, le trajet du matin, les transmissions du soir et les retrouvailles feront partie d’un rythme que vous et votre enfant connaîtrez par cœur. En attendant, soyez aussi bienveillant avec vous-même que vous l’êtes avec lui.

Pour en savoir plus sur le déroulé concret d’une semaine d’intégration progressive côté crèche, retrouvez notre article La période d’intégration progressive en crèche, ou contactez l’équipe de votre micro-crèche Ô P’tit Môme pour en discuter.

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